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Cher Président de notre syndicat,
Étant, par ta présidence, l'ultime responsable le plus immédiatement
concerné, je crois de toute première urgence de t'informer
d'une grave anomalie qui compromet le bien-être et la sécurité
même de tes membres. En effet, suite à une entente paritaire
entre notre syndicat et la STM, on m'a obligé à suivre
une séance de formation ayant, supposément, le souci de
ce même bien-être pour prétexte. Voilà que seulement
quelques jours après avoir complété cette formation,
un gestionnaire, dont je pourrai ultérieurement te dévoiler
l'identité, m'a contacté personnellement pour me menacer
de sanctions suite à des informations que j'ai dévoilées
durant cet événement pourtant tenu à la plus stricte
confidentialité. Suite à l'expression de justifiables inquiétudes,
les participants à notre séance avaient pourtant obtenu
une promesse formelle, du formateur et de notre représentant syndical
présent, que toute information donnée dans le cadre de cette
formation serait protégée par le plus stricte sceau du silence.
L'omerta qui a maintenant été trahie par la STM remet
en cause non seulement la valeur de l'un des principes incontournables
qui ont présidé à l'élaboration de cette collaboration
mais bien la sagesse même, pour notre syndicat, de continuer celle-ci
avec un collaborateur qui n'est pas, dans ce dossier particulier, au-dessus
de tout soupçon.
Dans le souci que mes camarades de
travail n'aient pas à s'exposer inutilement à de pareils
dangers, j'ai jugé necessaire d'entreprendre, auprès de
ceux-ci, une diffusion aussi vaste que possible des incidents qui ont
mené à ce triste retour des choses. Comme il ne me revient
pas réellement d'avoir à assumer entièrement par
moi-même les responsabilités de notre syndicat, je juge qu'il
est de ton devoir de prendre les mesures nécessaires pour que nous
puissions continuer à avoir de bonnes raisons de placer en lui,
en toute quiétude, toute notre confiance. Vu la la gravité
et l'urgence de la situation que je soulève, je considère
important, pour la bonne suite des choses, que tu me fasses connaître,
personnellement ou par mon directeur divisionnaire immédiat, les
actions précises que tu comptes prendre pour mettre fin à
cette menace qui met en péril la sécurité, non négociable,
de tes membres. Noblesse oblige.
Robert Choquette
22903
courriel: nelligan29@sympatico.ca
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