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P.S. : Je me permets, ci-dessous, de vous faire connaître une autre version du texte de mon affiche qui a le mérite, qu'il est à vous de juger, d'aller à la rencontre de ce que j'ai compris être une de vos plus importantes préocupations à son sujet. Elle peut, j'en suis sûr, apaiser la crainte de la clientèle de n'être aucunement servie tout en évitant de lui laisser faussement croire qu'elle peut l'être selon des attentes faussement démesurées qui refusent de reconnaître tout fondement de droit à la liberté de langue du travailleur francophone de la STM. Chacun pourra ainsi y trouver sa juste part de respect partagé qu'il est en droit de s'attendre en vertu du contexte particulier du Québec. Il n'y aura jamais rien de mieux pour assurer une dynamique harmonieuse de rapports sociaux empreints de justice que l'établissement, d'entrée de jeu, de la clarté et de la limpidité des règles qui président à leur engagement. De la sorte, chacun à sa façon sera invité à faire preuve de compréhension selon les paramètres qui éclairent son statut linguistique particulier pour que les tensions de l'incompréhension qui prévaut actuellement cesse, le plus tôt possible, de contaminer nos rapports. Je vous prierais de me laisser savoir si, selon vous, il y a quelque chose de déraisonnable dans cette tentative de solution qui, je crois, vise une solution équilibrée à ce qui, pour moi, ne peut rester que dans l'impasse si rien n'est fait pour changer les choses. Voici donc cette version revue et améliorée que je soumets à votre bon jugement et au "gros mot" que vous avez à dire sur la question : En toute conformité avec la Charte de la langue française (Loi 101 art.4 & art.45), l'employé occupant ce poste n'est pas tenu de parler une langue autre que le français mais il se fera un plaisir de vous servir du mieux qu'il le peut. Ainsi, justice sera faite et les nécessaires devoirs de courtoisie qui, à raison, font l'objet de votre inquiétude, rencontrés. Chacun, ainsi, sera renvoyé à son devoir et à ce qu'il est raisonnablement en droit d'attendre. Ce qui était faussement perçu comme discrimination sera correctement réintégré à son droit et sa prérogative; ce qui, d'autre part, était également faussement revendiqué comme un droit sera retourné à la vérité de son état. S'il vous arrivait d'accepter, vous pourrez donc, en ce jour que je vous souhaite lointain, arrivé devant St-Pierre, lâcher un soupir de satisfaction et vous féliciter d'avoir contribué à l'élaboration du "meilleur des mondes québécois possible". Car, il ne faudrait surtout pas l'oublier, ce St-Pierre est un être qui sait discriminer entre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas et qui sait discerner entre une discrimination qui serait blâmable et une autre qui ne le serait pas. Vous pourrez aussi avoir, satisfaction ultime s'il en est une, le réconfort de ne pas avoir lu toute la loi 101 (ce qui n'est pas une mince affaire, n'est-ce pas ?) pour rien, mais avec la conviction que cela vous aura permis d'enfin lever le voile de confusion et d'animosité stérile qui brouille les bons rapports entre vos employés et votre clientèle. Et tout cela avec mon appui et, ce qui est plus important, avec l'appui inconditionnel de la loi 101 pour vous accompagner dans les premiers moments difficiles. Suivra, dès lors, aux déchirements d'une fausse discrimination, l'accalmie qui accompagne toujours une justice réelle et qui découragera, à la longue, ses usurpateurs de vous troubler par d'inutiles et troublants appels de plaintes qui grugent votre temps que je sais précieux. Oserez-vous ce premier pas qui mène à cette "pax romana" ( paix romaine) contre les barbaries de l'injustice ? C'est ce que je nous souhaite à nous tous qui aimerions voir se terminer cette mascarade déchirante et stérile qui, aussi longtemps qu'elle durera, ne saurait bénéficier à personne et ne fera que prolonger inutilement la torture. Et tout cela, en préservant la même attitude de respect qu'en République Dominicaine. Ce qui n'est quand même pas si mal, n'est-ce pas ? |