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Syndicat patronal Le message envoyé au syndicat exprimant mon inquiétude concernant la confidentialité de la formation a obtenu réponse ce lundi 18 juin. Cela constitue la première surprise. La deuxième, et de loin la plus époustouflante, est que c'est le patron qui a répondu au nom de notre syndicat. Serions-nous justifiés d'en déduire une collaboration si étroite entre notre syndicat et notre patron que de s'adresser à l'un c'est comme s'adresser à l'autre ? Si même notre syndicat ne croit plus à la nécessaire confidentialité des rapports qu'il entretient avec ses membres, comment pourrait-il lui-même l'exiger du patron ? Il faut m'excuser, car je vous l'ai déjà dit: je suis un naïf. Voici donc la trajectoire suivie par mon message: Courriel envoyé au Président de notre syndicat. Communication faite de mon courriel au Directeur du métro. Communication du Directeur à son gestionnaire subalterne de deuxième niveau. Communication du gestionnaire de deuxième niveau jusqu'à moi. Voilà, possiblement, la conception que se fait notre syndicat du nouveau syndicalisme du troisième millénaire. De cette façon on évite, c'est sûr, les coûteux dédoublements d'une bureaucratie qui ne serait pas consolidée. Fallait y penser et notre syndicat est le premier à avoir le mérite d'y avoir pensé. De cette façon on peut être certain qu'il n'y aura jamais bris de confidentialité car la confidentialité n'existe tout simplement plus. Génial je vous dis ! Et qui encore a eu le mérite d'y penser, et cette fois-ci tous en choeur: NOTRE SYNDICAT!!!!
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